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Les affaires sont un sport d’équipe. Les entreprises réussissent parce que les gens travaillent ensemble pour obtenir des résultats qu’aucun individu ne pourrait atteindre seul. Apprendre à créer un bon comportement d’équipe est compliqué parce que l’éducation (en général) est un sport individuel. Tout au long de nos années d’école, on nous donne des devoirs à faire seul et nous sommes évalués sur notre connaissance personnelle de la matière.

Il y a de bonnes raisons de s’assurer que tous les élèves d’une classe ont appris leurs leçons. Mais cela signifie que la plupart d’entre nous ne s’entraînent pas à entreprendre des projets de groupe et surtout à élaborer des stratégies pour que chacun prenne ses responsabilités.

Mais c’est un problème lorsque l’un de vos collègues ne porte pas sa part de responsabilité. Alors que faire lorsque quelqu’un se relâche ?

1- Dirigez avec empathie

Une vieille constatation en psychologie sociale est appelée “erreur fondamentale d’attribution”. L’idée est que lorsque vous expliquez le comportement d’autres personnes, vous avez tendance à supposer que cela a à voir avec un aspect de leur identité plutôt qu’avec la situation dans laquelle elles se trouvent. Cette erreur est en partie due au fait que lorsque vous décrivez les raisons de votre propre comportement, vous avez tendance à vous concentrer davantage sur l’impact de la situation plutôt que sur vos propres caractéristiques.

Lorsqu’un collègue ne fait pas son travail, il est naturel de penser qu’il est paresseux ou qu’il ne se soucie pas autant que vous de son travail. Bien que cela soit possible, il peut aussi se passer quelque chose dans sa vie qui rend la tâche difficile à accomplir.

Lorsque vous remarquez qu’un membre de l’équipe n’a pas terminé son travail, commencez par lui demander comment il va. Pendant la pandémie, en particulier, de nombreux facteurs peuvent rendre difficile l’accomplissement des tâches qui leur sont assignées. De nombreuses personnes sont confrontées à des problèmes de garde d’enfants et de soins familiaux. D’autres sont confrontés à la maladie dans la famille. Et d’autres encore doivent faire face à l’anxiété et à la dépression associées à la pandémie.

Plus vous comprendrez la situation de vos collègues, plus vous serez en mesure de déterminer comment vous pourrez les soutenir dans le travail qui doit être accompli.

2- Recherchez les lacunes qui peuvent être comblées

Deux aspects essentiels de la motivation poussent les gens à faire des choses. Premièrement, les gens sont dynamisés lorsqu’ils constatent un écart entre leur situation actuelle et celle qu’ils souhaitent atteindre. Deuxièmement, l’énergie doit être canalisée vers un ensemble spécifique d’actions qui permettront à la personne de combler ce fossé. 

Lorsqu’un collègue ne s’intéresse pas à un projet, il n’aura pas l’énergie motivante nécessaire pour y travailler. Partager les raisons pour lesquelles vous pensez que le projet est important peut aider un collègue à créer son propre fossé. Par exemple, il arrive qu’une partie d’un projet qui vous a été confié vous semble stupide ou sans intérêt. Le travail que vous faites peut apporter une contribution importante à un autre aspect du projet dont vous n’avez pas conscience. Si on vous donne plus d’informations sur la façon dont vos efforts jouent un rôle crucial dans le travail de quelqu’un d’autre, vous pouvez vous donner l’énergie nécessaire pour que le travail soit fait.

Parfois, cependant, un collègue peut comprendre pourquoi le travail est important mais ne pas avoir toutes les connaissances ou compétences nécessaires pour progresser. Malheureusement, tout le monde n’est pas doué pour admettre ce qu’il ne sait pas, et il peut donc tergiverser sur un projet, en espérant que quelqu’un d’autre le reprendra plutôt que d’obtenir l’aide dont il a besoin pour réussir.

S’ils travaillent dans un domaine que vous connaissez bien, parlez des mesures qu’ils prennent pour faire avancer un projet. S’ils semblent ne pas savoir quoi faire, proposez-leur quelques suggestions pour faire avancer leur tâche. Vous pouvez également suggérer une personne de l’organisation qui serait un bon mentor.

3- Demandez de l’aide

Si ces deux étapes ne fonctionnent pas, il est temps de travailler avec votre propre mentor. Plutôt que de vous plaindre à un supérieur hiérarchique qu’un collègue ne fait pas son travail, asseyez-vous avec quelqu’un que vous considérez comme un leader efficace. Décrivez ce que vous avez fait jusqu’à présent et demandez conseil sur la manière de procéder.

L’idée principale ici est que vous ne pratiquez pas le leadership pour la première fois lorsqu’on vous confie un rôle qui vous demande de diriger. Vous devez développer ces compétences le plus tôt possible dans le cadre de votre travail. Demander de l’aide lorsque vous devez faire face à des situations difficiles avec des collègues montre aux autres personnes de l’entreprise que vous vous concentrez sur la résolution des problèmes plutôt que de demander à quelqu’un d’autre de les résoudre à votre place. Cela montre également que vous êtes prêt à apprendre d’autres personnes. Ces traits de caractère vous rendent plus attrayant en tant que candidat à de nouvelles responsabilités à l’avenir.

Votre carrière vous appartient, et vous devez en assumer l’entière responsabilité. 

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